A la une, Paris

Autolib': premiers tests!

Il y a quelques jours, j’ai pu tester le parcours d’un usager d’Autolib’, premiers tests grandeurs nature des stations, bornes de recharge et voitures !

La première chose qui frappe c’est le silence…

Véhicule Autolib'. Cédits CBE

On a beaucoup présenté la mobilité électrique comme une solution pour diminuer la production de polluants dans l’atmosphère : gaz à effets de serre et particules notamment. Objectif prioritaire pour nous à l’échelle de la région Ile de France !

Mais ce qui m’a le plus frappé c’est le silence des Autolib’…

Une voiture silencieuse, c’est presque aussi révolutionnaire qu’une voiture non polluante !

Comme parisiens nous sommes tous habitués aux bruits de la ville. Beaucoup de piétons traversent souvent sans regarder, car nous pensons être alertés par l’arrivée d’un véhicule par son bruit…

Une mauvaise habitude qui nous met en danger, notamment par rapport aux cyclistes…

Il va donc falloir nous habituer au silence des Autolib’… Cela ne devrait pas être si difficile!

Espace Autolib'. Crédits CBE

A l’occasion de cette démonstration grandeur nature, j’ai donc pu tester les différentes étapes du futur usager Autolib’

  • Première étape l’abonnement : le personnel présent, comme celui en visio-conférence vous aide à scanner votre permis de conduire et pièce d’identité, sur l’automate de l’espace Autolib’. Une fois votre caution enregistrée, vous obtenez l’abonnement voulu et le badge Autolib’. Cela ne prend effectivement pas plus de 10 minutes.
  • Deuxième étape prendre un véhicule : le badge est lu par une puce RFID sur la borne de location, et vous pouvez ainsi vous identifier. Comme sur une station Vélib’, vous choisissez un des véhicules disponibles et vous vous vous dirigé vers la borne correspondante.  Vous pouvez alors débrancher votre véhicule et l’utiliser.
  • Le même badge vous permet alors de déverrouiller les portières et de monter à bord. A l’intérieur un écran Autolib’ vous guide… La restitution du véhicule est tout aussi rapide et simple.

J’ai également été très impressionnée par le design des véhicules : modernes, compacte, spacieux, simple à conduire et manœuvrer.

Démonstration est donc faite, que l’ensemble du dispositif fonctionne, même si tous les partenaires ont conscience d’innover dans la nature du service proposé, comme dans les technologies mises en œuvre.

Dès cet été les travaux d’implantation des stations dans l’espace public vont commencer, les premiers tests auront lieu à l’automne, à l’échelle de Paris cette fois !

2 Comments

  1. Arnaud

    Comme tu le dis en creux, une voiture silencieuse est aussi une voiture dangereuse… Alors je ne dis pas qu’il ne faut pas se réjouir de telles innovations mais ce ne sera pas seulement aux piétons de s’habituer mais aussi aux automobilistes de redoubler de vigilance. Le silence des autolibs ne sera une réussite qu’à deux conditions : 1/ que chaque usager de l’espace public modifie son comportement et surtout 2/ qu’un réel report modal ait lieu (du véhicule particulier vers l’Autolib), sans quoi, il y aura plus de voitures à Paris et presque autant de bruit… Espérons qu’Autolib’ réussisse vraiment son défi écologique et que sa portée dépasse ainsi le marketing territorial.

  2. Catherine Baratti Elbaz

    Je suis d’accord avec toi Arnaud, Autolib’ est un vrai défi! Le défi d’une mobilité différente qui nous obligera à changer nos habitudes pour une ville moins bruyante et moins polluée…

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