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Dans les papiers des grévistes sans-papiers à la CNHI

Depuis le 7 octobre 2010, journée mondiale de lutte syndicale pour le travail décent dans le monde entier, des travailleurs sans papiers encadrés par la CGT, occupent la CNHI. Voir à ce sujet les articles publiés les 7 et  15 octobre et le voeu de soutien des élus du 12e adopté le le 11 octobre dernier.

Le mercredi  3 novembre et après plusieurs rencontres, le ministère de l’Immigration s’est engagé  à envoyer à chaque préfecture de nouvelles instructions pour le traitement spécifique des demandes des 6804 grévistes, dont la liste, fermée, a été remise au ministère par les organisations syndicales. Ces dispositions particulières, arrachées grâce à l’occupation de la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration après un long combat, devraient faciliter la délivrance d’un récépissé avec autorisation de travail et la régularisation.

Suite à ses avancées, il faut maintenant que tous les grévistes déposent un dossier auprès de leur préfecture de résidence. Il reste encore à constituer tous les dossiers non encore réalisés, soit quelques milliers…

Pour cela un lieu central : le Palais de la Porte Dorée dans lequel la direction de la CNHI a mis à la disposition des organisations syndicales et associatives une immense salle et ce n’est pas de trop pour collecter tous les dossiers…

En effet le temps presse, les procédures sont complexes et les situations compliquées…

J’ai pu m’en rendre compte personnellement, comme d’autres camarades socialistes et militants du 12e en allant aider les grévistes à regrouper les pièces nécessaires au dépôt de leur dossier. Au-delà des habituelles attestations d’hébergement, justificatifs d’identité et les fameux Cerfa … la situation se complique quand les fiches de paye de ces travailleurs intérimaires se multiplient à l’infini, quand les employeurs multiples refusent de délivrer les documents obligatoires, que les salariés utilisent un alias que les employeurs refusent parfois de reconnaître, quand plus rien ne reste pour prouver la date d’arrivée en France…

Crédit T.Lanvin

Ce qui est le plus saisissant est la situation de quelques uns, capables d’apporter la preuve de leur travail et du paiement de leurs impôts depuis de nombreuses années, de leur assurance médicale d’état… parfois même de leur famille française…

Leurs métiers « agent de service »,  « manœuvre », attestent de leur contribution effective à notre société, via des employeurs souvent peu scrupuleux…

Alors, ils bossent ici, ils vivent ici, ils doivent rester ici !

Pour retrouver toute l’histoire de la grève des sans papiers, je vous conseille le blog de Bernard Rondeau et Tiphaine Lanvin

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