A la une, le 12e, Paris

De nouveaux tarifs pour plus de justice et d’égalité des familles parisiennes

Lors du dernier conseil d’arrondissement nous avons abordé la question de la tarification dans les centres d’animation parisiens. Depuis plusieurs années nous mettons en œuvre une tarification basée sur les revenus des familles pour différents services proposées par la Ville de Paris en particulier en direction des familles : restauration scolaire, centre de loisirs, ateliers bleus, écoles municipales des sports, centre d’animation et récemment conservatoires.

Animations du centre d'animation montgallet, Paris 12e

Il s’agit d’une vraie volonté politique assumée par les élus de gauche de proposer des tarifs proportionnels aux revenus des familles tout en tenant compte la composition de chacune d’entre elles. Ainsi, le tarif applicable à chaque famille est calculé en fonction de son quotient familial, tel qu’il est calculé pour les impôts sur les revenus ou encore par la Caisse d’allocation familiale.
C’est une mesure de justice sociale une forme de redistribution. C’est la mise en œuvre concrète de notre  volonté de faire bénéficier les familles les plus  modestes de ces services de les inviter à s’inscrire dans ces activités culturelles, de loisirs et sportives mais aussi tout simplement de proposer un repas de qualité aux enfants pour des tarifs très bas, tout comme permettre aux femmes de travailler !
J’y vois aussi un investissement sur l’avenir et une mesure parmi d’autres pour maintenir une cohésion sociale tant malmenée depuis cinq ans par ce gouvernement! Une manière de faire vivre notre pacte républicain pour une égalité réelle entre les familles et une solidarité renforcée qui permette à chacun de trouver sa place dans notre société.

A chacune des étapes de la mise en œuvre progressive de cette politique, la droite parisienne s’y est opposée ! L’instauration d’une tarification sociale et unique sur l’ensemble du territoire parisien pour la restauration dans les écoles et collèges publics avaient déjà fait l’objet d’oppositions violentes de la part des élus UMP qui s’étaient refusés à l’appliquer dans certains arrondissements. Le tribunal administratif les a finalement contraints à appliquer cette réforme juste et équitable.

Nous franchissons aujourd’hui une nouvelle étape sur ce chemin de l’égalité, en uniformisant les tranches de calcul des tarifs en alignant celle des centres d’animation à celle des autres prestations destinées aux jeunes parisiens. Cette mesure d’harmonisation entrainera une simplification pour les familles et donc un accès facilité aux activités de ces structures de proximité, pour tous. Cette harmonisation s’accompagne d’une disparition des mesures dérogatoires et d’une baisse importante des tarifs pour toutes les familles modestes. Si les tarifs augmentent pour les deux tranches supérieures, beaucoup de familles de ces tranches basculeront dans les tarifs inférieurs du fait de l’évolution de la grille tarifaire.

Crédits CBE

Pour évaluer l’impact de ces augmentations, prenons un exemple. Dans la pire des situations, on aura une augmentation de 10 euros par mois, pour 1,5h de danse pour un adulte par semaine, une heure de musique par semaine pour un enfant et un stage ado pendant les petites vacances. Cette augmentation de 10 euros par mois concerne une famille avec au minimum 7000 euros nets par mois pour un adulte et 2 enfants. Or à ces niveaux de revenus on fait partie des 10% les plus familles les plus aisées. Je ne suis pas inquiète sur l’impact de ces mesures sur la fréquentation des centres d’animation, même les familles ayant les plus hauts revenus resteront, car les tarifs pratiqués restent inférieurs au secteur privé. En revanche la baisse des tarifs pour les familles des classes moyennes et populaires devrait leur permettre d’être mieux représentées. C’est en tout cas ce que l’on observe de manière régulière depuis la mise en place de la tarification basée sur les revenus. Ces mesures vont donc dans le sens de plus de justice sociale, plus d’égalité entre les familles parisiennes et œuvrent en faveur de la mixité sociale.

Une politique que nous assumons, un engagement qui nous différencie clairement des élus de droite qui préfèrent augmenter la TVA pour tous, touchant par-là plus lourdement les plus modestes que les autres.
Une nouvelle occasion de bien expliquer aux Parisiens la différence sur deux  conceptions bien différentes de la société !

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