A la une, Société

PS et maintenant?

L’université d’été du parti socialiste marque toujours pour moi la rentrée. Cette rentrée politique est inédite pour le parti socialiste. Après les victoires du printemps, nous rentrons dans une nouvelle ère, dans laquelle le parti doit permettre la réussite du changement et préparer l’avenir. Le congrès de Toulouse qui se prépare est l’occasion de réfléchir à la nouvelle position des socialistes.

Port de La Rochelle. Crédits CBE.

Pour ma part je me retrouve pleinement dans la contribution générale proposée par Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault. Je vous invite à en prendre connaissance et si vous êtes socialistes à la signer!

Elle pose les conditions de la réussite du changement proposé par François Hollande et voulu par les Français:

Changement de politique. En élisant François Hollande, puis en donnant à l’Assemblée nationale la majorité aux socialistes et à leurs partenaires de gauche et des écologistes, nos concitoyens ont adhéré au projet de redressement dans la  justice porté par le chef de l’Etat et le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, et dont nous avions  posé ensemble les fondations lors de l’adoption de notre projet.

Changement de pratique politique. Le vote des Français de mai et juin 2012, c’est aussi le souhait d’un exercice des responsabilités soucieux de sobriété, d’efficacité, d’écoute, de dialogue, désireux d’agir avec le sens de la parole donnée et du long terme.

Changement aussi en Europe bien sûr, ou plutôt changement d’Europe. En décidant l’alternance, le peuple français, l’un des fondateurs de la construction européenne, a voulu lui donner un nouveau cours. La croissance qui crée des emplois au lieu de la récession et de la spirale du chômage, le sérieux financier contre les marchés, la protection des savoir-faire et des entreprises face aux délocalisations, la volonté politique face aux laisser faire des libéraux.

Changement de système enfin, du local au global, avec la conviction que l’avenir se joue maintenant. A toutes les échelles, pour toutes les générations, se fait sentir l’impératif d’une réconciliation : entre l’humanité et la planète, entre l’urgence et le temps long, entre l’individu et le collectif, entre la technique et l’éthique. De cette espérance aussi, la victoire des socialistes français dans le pays de l’universel par excellence, est dépositaire devant l’Histoire.

Nous, militantes et militants socialistes, avons contribué collectivement à faire élire le changement. Il nous faut maintenant le faire réussir.

C’est une tâche immense, plus exaltante encore que la conquête des responsabilités, qui nous invite à prolonger pour le consolider le fil du socialisme démocratique, en partant du réel pour aller à l’idéal.

C’est une tâche fondamentale : nous devons tirer les leçons des expériences passées pour rendre l’alternance de 2012 fructueuse et durable. Inscrire la gauche dans la durée des suffrages et des réformes, c’est l’ardente obligation que nous devons aux Français qui souffrent de la crise et de ses dégâts, mais c’est aussi un devoir à l’égard de ceux qui nous ont devancés et des prochaines générations de militants qui pourront prendre appui sur nos succès pour en bâtir de nouveaux.

C’est à ce chemin que doit être consacré le Congrès des socialistes à l’automne prochain. »

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